Chantier et environnement : les bonnes pratiques dans le BTP

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La gestion du durable fait partie des enjeux incontournables dans le secteur du bâtiment. En effet, la problématique environnementale concerne tous les chantiers de construction, les projets de taille modeste comme les travaux d’envergure. Alors, comment faut-il s’y prendre pour avoir un chantier vert, c’est-à-dire respectueux de la nature ? Découvrez les mesures à prendre dans le BTP, et la charte qui fait référence en matière de chantier et environnement.

Travaux de construction, quels impacts sur la nature ?

L’impact des travaux de chantier sur l’environnement est de plusieurs ordres. Il y a :

  • d’abord, la consommation d’énergie et de matériaux naturels (ex. : transport de matériaux, utilisation des engin de chantier, déplacement quotidien des salariés du BTP…) ;
  • puis, la production de déchets, lesquels font l’objet d’un traitement spécifique ;
  • la gestion des ressources en eau et l’action des chantiers sur l’eau et les sols ;
  • et l’émission de poussière et de nombreux polluants dans l’air. Sur les chantiers de réhabilitation et de construction, l’utilisation des engins ainsi que les actions de terrassement émettent à la fois de la poussière et des particules fines ;
  • le bouleversement des paysages et des milieux naturels ;
  • enfin, les nuisances sonores. Il faut également les prendre en compte en termes de chantier et environnement.

Comment réduire son impact sur l’environnement ?

Les entreprises du bâtiment sont conscientes de leur responsabilité sur la question environnementale. D’ailleurs, certaines développent depuis quelques années des procédés innovants pour que les chantiers soient les plus propres possibles. Il existe aussi des bonnes pratiques pour contribuer à la préservation des ressources naturelles :

  • réduire les coûts énergétiques des chantiers ainsi que la part des énergies fossiles. Cette mesure se révèle une priorité en terme de chantier et environnement. Cela passe par des ouvrages basse consommation, une optimisation des transports et l’adoption d’une éco-conduite ;
  • ensuite, mieux gérer les déchets de chantier en réduisant leur production (exemple : en recyclant les remblais) ;
  • et protéger la biodiversité en apportant des solutions adaptées aux contraintes environnementales ;
  • prévenir le bruit ainsi que l’émission de poussière en modifiant les pratiques sur chantier, et en utilisant du matériel adéquat ;
  • anticiper les risques de pollution (ex. : fuites d’hydrocarbure ou de produits dangereux) ;
  • enfin, l’entreprise du BTP peut désigner un responsable Sécurité et environnement chantier et adopter une charte environnementale.

Chantier et environnement, à quoi sert une charte ?

Qu’est-ce que la charte environnementale ?

D’abord, il faut savoir que la charte environnementale représente un document de référence. En effet, elle reprend la stratégie durable du chantier vert. Elle s’établit par l’entreprise et s’applique à tous les chantiers. Il faut également que tous les intervenants du projet la signent. L’entrepreneur l’affichera ensuite sur le chantier et la rendra disponible à celui qui souhaite la consulter.

En quoi est-elle importante ?

En matière de chantier et environnement, l’établissement d’une charte des entreprises s’avère nécessaire.

D’une part, pour la société du bâtiment, il s’agit d’un argument de vente auprès des maîtres d’ouvrage. La présence d’une charte environnementale peut aider à remporter des marchés.

Et du côté du maître d’ouvrage, la charte représente la garantie d’un chantier de qualité. Cela peut également donner lieu à une certification environnementale du projet (ex. HQE, BREEAM…).

Que doit-elle contenir ?

En ce qui concerne la problématique du chantier et environnement, la charte doit contenir un certain nombre d’informations :

  • la liste des mesures prises par l’entreprise pour atteindre les objectifs environnementaux fixés (description concrète et succincte) ;
  • ensuite, la stratégie environnementale globale ;
  • puis, les modalités d’organisation, de contrôle et de suivi de la démarche ;
  • le nom des acteurs du chantier ;
  • la réglementation en vigueur ;
  • et les éventuelles sanctions financières en cas de manquement.